L’association passe dans le journal : L’article et notre réponse

L’association a fait l’objet d’un article publié dans la Nouvelle République. Nous vous présentons ici l’article ainsi que la réponse à celui-ci par le conseil d’administration, après l’article.

« Faire sortir des gens qui peuvent rester collés à la réalité virtuelle » : le pari réussi de l’association furry à Tours »

Par Valérie Pernette
Publié le 08/02/2026 à 22:40 – Mis à jour le 08/02/2026 à 22:40
📍 Tours

L’association Fur’n’Tours organise chaque mois une rencontre réunissant des passionnés de l’univers furry. L’occasion pour ces personnages anthropomorphiques de quitter la réalité virtuelle. Rencontre avec ces « grosses peluches », en ce début février 2026.

« J’ai choisi le husky car il me correspond bien. Il est facilement perturbable et plein d’énergie ! »

Confiant être TDAH (1), Lou se glisse dès qu’elle le peut dans la peau de Blue Paw The Husky, l’animal en fourrure qu’elle s’est créé. Son « fursona ». Ce personnage anthropomorphe est d’abord né à travers des dessins. Il s’est depuis concrétisé avec la création d’un costume totalement personnalisé et sur-mesure.

C’est avec la tête de Blue Paw The Husky que Lou a participé, samedi 7 février 2026, à la rencontre de l’association Fur’n’Tours, qu’elle préside. Comme chaque mois, la communauté comptant quelque 180 membres est invitée à se retrouver pour une activité de loisirs puis dans un restaurant et un bar pour partager un moment « dans la vraie vie ».

« J’aime bien faire sortir des gens qui peuvent facilement rester collés à la réalité virtuelle (VR). Cela a été mon cas : quelqu’un m’a aidé à me faire des connaissances, ça a été une libération. Je fais pareil », décrit la présidente de l’association tourangelle créée fin 2023.

Yoan, alias Pandarch, un panda roux devenu violet, en est l’un des instigateurs.

« Je suis originaire de Franche-Comté. Je suis arrivé à Tours par amour. Je cherchais des sorties mais il n’y avait rien pour les furries. »

Devenu le trésorier de l’association, il se réjouit de voir se réunir une vingtaine de personnes en moyenne par événement.

« Le bouche-à-oreille fonctionne bien. Surtout depuis que l’on organise un hébergement dans un internat à 50 € à l’occasion du Japan Tours Festival, souligne Yoan. Ça fait parler même au-delà de Tours ! »

« Comme j’organisais déjà des événements de VR, j’avais un bon réseau et l’activité de l’association a connu un développement exponentiel », précise Lou, 21 ans, étudiante en BTS maintenance des systèmes au lycée Rabelais de Chinon.

Lui-même a découvert l’univers des furries il y a douze ans, en se « baladant sur Internet ». Elle a tout de suite été attiré par ces « grosses peluches » et par « l’engagement artistique » qu’elles entraînent.

« On crée un personnage de toutes pièces et on le fait vivre : c’est ce qui m’a plu », retrace l’étudiante originaire de Pouzay, qui s’amuse avec son personnage dans des univers virtuels – via des animations en 3D par exemple – comme dans des événements physiques.

Elle a notamment participé à des conventions aux États-Unis pour approfondir ses connaissances sur cette communauté.

« Le costume, ça coûte très cher ».

Elle ne cache pas y consacrer d’importants moyens – 1.100 € pour son costume comprenant « seulement la tête, la queue et les mains ».

Ces dépenses, Thomas ne peut pas encore se les permettre. Son personnage Lytorphan, un tigre blanc aux rayures bleues et aux longues moustaches existe sur le papier (ou sur les écrans) seulement.

« Il faut compter dans les 2.800 € pour le costume complet, ça coûte très cher. Mais c’est l’un de mes objectifs de cette année. Je vais commencer par la tête… »

Thomas est autoentrepreneur travaillant comme streamer : son personnage animalier commente les parties de jeux vidéo en direct sur la plateforme Twitch.

« Je fais cela depuis quatre ans mais à temps plein depuis un an », précise Thomas qui gagne sa vie grâce à ses abonnés et à la publicité.

Ces échanges restent par écrans interposés alors il apprécie les soirées proposées par Fur’n’Tours :

« Ça contraste avec la VR et, au moins, je sors de chez moi ! »

(1) Trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.

Source de l’article : « Faire sortir des gens qui peuvent rester collés à la réalité virtuelle » : le pari réussi de l’association furry à Tours

Notre réponse

À la publication de l’article, certains membres nous ont exposé leurs doutes et parfois leur mécontentement sur le ton et la façon dont l’article présente la communauté.
Tout d’abord, l’association est contente d’avoir attiré l’attention d’un journal local, qui plus est réputé comme la Nouvelle République, même si celui-ci ne présente pas l’association et la communauté comme nous l’aurions voulu.

Le problème principal que les membres nous ont remonté concerne notamment le titre et la façon dont l’article présente la communauté comme enfermée dans la réalité virtuelle. Ce propos vient de l’interview passé par notre présidente Blue, qui avoue elle-même devoir à l’association le fait de rencontrer des furries dans la vraie vie, car elle ne le faisait auparavant qu’en réalité virtuelle. Ce propos n’était pas destiné à être une généralité mais uniquement le reflet de l’expérience de Blue et nous regrettons que le journal l’expose comme quelque chose touchant tout les furries.

Un autre problème concerne les personnes apparaissant sur la photo de l’article. Certains membres pensaient être hors champ lors de la prise de la photo, nous avons donc contacté le journal qui nous a assuré faire le nécessaire afin d’utiliser une photo sur laquelle tout le monde accepte d’apparaître. Nous publions ici une photo recadrée. De plus, certains membres n’appréciant pas le ton de l’article, ils ont à posteriori demander à être supprimés de la photo.

Enfin, le dernier problème nous concerne directement nous, les interviewés : La Présidente Blue y est mégenrée tout au long de l’article ( nous nous sommes permis de le corriger en le postant ici) et certaines informations sont fausses concernant Lytorphan ( celui-ci ne souhaite pas particulièrement les corriger car elles importent peu.).

Globalement, le conseil d’administration reste reconnaissant d’être publié dans le journal, et remercie la Nouvelle République pour ce coup de projecteur même s’il n’a pas la teneur que nous espérions. Nous restons à la disposition de la Nouvelle République, souhaiteraient-ils réaliser un nouvel article sur le sujet.

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